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14/09/2020

Portrait-robot du startupper

Startupper

Certaines études s’intéressent au portrait-robot du startupper.

Marion Flécher (revue Travail et Emploi de la Dares en 2019), propose de mieux appréhender le profil type du startupper notamment sur la base d’une analyse de certains facteurs liés à la création de startups.

La notion de startup se différencie de la création d’entreprise au sens large. Cette étude se base sur un sondage de 502 startuppers.

 

Quel niveau de diplôme pour le startupper ?

Le niveau Bac+5 ou plus, est nettement majoritaire chez les startuppers. En effet, 80% de l’échantillon a au moins un bac+5 avec un avantage pour les écoles de commerce (35%) par rapport aux écoles d’ingénieurs (21%).

 

Quel statut et profil socio-démographique ?

En ce qui concerne le profil socio-démographique, les cadres du privé sont majoritaires : 64% de cadres ou professions intellectuelles supérieures et 49% salariés du privé. Les étudiants sont également bien représentés avec 25%.

La possibilité de bénéficier des droits au chômage pour la création permet ainsi à de nombreux salariés du privé de se lancer tout en maintenant un certain niveau de vie.

 

Quelles motivations ?

Les motivations à créer concernent en priorité le goût d’entreprendre et la concrétisation d’une idée nouvelle (83%). Le souhait d’indépendance arrive ensuite avec 53%.

La création est ainsi vécue comme une ascension sociale rapide et même en cas d’échec, elle permet de se valoriser auprès des futurs recruteurs.

 

Quelles origines sociales ?

Le profil du père du créateur est essentiellement constitué de cadres et de chefs d’entreprise.

Les originales sociales sont donc clairement favorables, avec un environnement familial en partie tourné vers l’entrepreneuriat.

 

Quel est le genre ?

Si les femmes sont de plus en plus présentes à la tête d’entreprises, elles restent encore largement minoritaires puisqu’elles ne représentent que 26 % des créateurs et créatrices d’entreprise de l’échantillon considéré.

Un certain nombre de raisons sociologiques sont avancées pour expliquer ce phénomène.

 

En bref, ce qu’il ressort de cette étude

Selon cette étude, le portrait-robot du startupper est donc  :

  • un homme,
  • un cadre du privé,
  • un fils de cadre ou de chef d’entreprise,
  • souhaitant entreprendre et être indépendant.

Il est fait le constat que le rôle d’ascenseur social associé à la startup ne correspond pas à la réalité.

Les profils issus d’un univers plus favorisé (économiquement, culturellement…) sont clairement majoritaires.

Par ailleurs, ces startuppers entrainent des créations d’emplois qui permettent à d’autres profils de pouvoir s’épanouir professionnellement.

Pour accéder à l’étude complète, cliquez ici.

 

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